Saorge, qui vit seul dans le silence du Grand Nord canadien non loin d'une étrange clinique cernée de barbelés, n'est pas un jeune homme comme les autres. Depuis l'enfance, il peut lire dans le cerveau des animaux, deviner leurs instincts et prévoir leurs mouvements. On connaît mal l'étendue de sa clairvoyance surnaturelle qui lui permet aussi de déchiffrer à distance les pensées humaines les plus secrètes de l'animal humain. Revers de ce pouvoir, il est incapable de rester longtemps au milieu d'un groupe de personnes.
Fasciné par l'usage qu'il pourrait faire de ce pouvoir, un milliardaire fou de science et d'ambition lance à ses trousses un commando chargé de le kidnapper.
Menée par le crime et la mégalomanie, une traque implacable s'engage qui conduira Saorge jusqu'aux confins des terres arctiques, avec le seul secours du harfang, l'oiseau-roi, le grand rapace qui partage ses peurs et le guide à travers de mortels dangers.
Mon avis de lecteur :Excellent roman d'aventure et de suspense à classer dans les polars plutôt que dans la catégorie fantastique car mis à part le fait que le personnage principal lit dans les pensées, il n'y a rien d'autre de magique. Un livre prenant et original. J’ai beaucoupL’histoire du peuple juif de 1860 à 1991 Quatre jeunes juifs musiciens partent à la conquête de Vienne. Ils vont aimer, souffrir, se marier, avoir des enfants, des petits enfants, qui eux-mêmes auront d’autres enfants et petits enfants. Vienne, l’Allemagne, la Pologne, la France, la Tchécoslovaquie … Les pogromes, les deux guerres en Europe, la création de l’Etat d’Israël, la guerre d’Algérie, autant d’évènements vécus par les yeux de personnages attachants…Plus de 1200 pages en deux livres…(Livre 2 en poche également: "La marche des vivants") Style agréable, facile à lire. Certains passages sont émouvants et écrits avec beaucoup de sensibilité. L’émotion est au rendez vous, parfois vive et poignante, lorsque la romancière évoque les nombreuses tragédies qui ont jalonné la route des juifs tout au long du XXème siècle. Un seul reproche… Les personnages de Sarah Frydman tombent amoureux comme des mouches, instantanément et définitivement. Elle aime manifestement les coups de foudres… Bien que cela fasse partie de la romance, à force, c’est un peu irritant… enfin, pour moi.
On retrouve ces mêmes qualités et ces mêmes « petits » défauts dans « La saga des Médicis » du même auteur, parue en livre de poche, que je viens de terminer. L’histoire d’une famille de banquiers et de marchands, de Giovanni à Laurent dit « le Magnifique » en passant par Cosimo, la longue lignée des Médicis qui laissèrent chacun leur empreinte dans la république de Florence, faisant de cette ville un modèle de la renaissance italienne, berceau des arts et de la culture, avant que l’obscurantisme ne s’abatte à nouveau sur l’Europe en la personne de Savonarole, moine mandaté par l’inquisition espagnole à Florence.
Découvrir l’histoire à travers des personnages de fiction est pour moi la meilleure façon d’apprendre en se divertissant.
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Quelques phrases de Lorenzo de Médicis disent bien la noblesse de cœur et la pensée élevée de ces mécènes que furent les Médicis dans tous les domaines :
« Instinctivement, l'Homme va vers le beau. C'est vers la beauté que va le sourire d'un enfant, c'est la beauté d'un paysage qui ravit les yeux qui le contemplent, c'est la splendeur d'une musique qui apaise l'âme. Offrons de la beauté au peuple et celui-ci découvrira un sens à sa vie... Après la beauté vient 1a connaissance. L'ignorance est la pire des prisons. Maintenir le peuple dans l'ignorance est un crime...Il faut lutter contre ceux qui ne veulent pas que les plus défavorisés accèdent à la culture... Ceux-là sont de dangereux criminels qui seront responsables des malheurs futurs... »
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« Les musiciens doivent vivre sans autre souci que leur oeuvre, disait-il volontiers. Il n'est pas de richesse au monde plus importante que ce qu'ils peuvent créer... Ils nous donnent la beauté de leurs tableaux ou sculptures pour le plaisir des yeux, l'intelligence de leurs écrits pour faire fructifier notre esprit et la perfection de leur musique pour combler de bonheur l'âme la plus exigeante... Quoi de plus parfait en ce monde qu'écouter une oeuvre musicale? Quoi de plus important que l'oeuvre d'un poète ? D’un peintre ? »
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Il achetait, achetait tout ce qui se créait en Italie. Il n'agissait pas ainsi par caprice ni pour obéir à un instinct de possession dérisoire et sot. L'art, sous toutes ses formes, était à ses yeux la seule chose qui méritât amour et considération. « L'Art ennoblit l'Homme, aimait-il à dire. C'est la forme la plus belle, la plus achevée de l'amour... Tout le reste, ambition, pouvoir, accumulation des richesses, le dégrade... Donner de l'argent à une femme aimée c'est l'avilir, lui offrir une œuvre d'art, un poème ou une rose, c'est l'ennoblir... »